Bébé clown

Lorsque je suis enfin plus ou moins sortie des méandres de l’Angoisse de mal faire et de rendre mon bébé malade ou pire (oui, je consulte, pour ceux qui ont grande envie de me le suggérer), je me suis aperçue que Fils était un fieffé comique.

Voici le top 8 des petites manies de bébé qui ne manquent jamais de me faire mourir de rire :

Le lancer de sucette. Quand je tente de faire taire deux minutes la sirène hurlante en obstruant momentanément le trou du mégaphone (sa bouche) avec la sucette magique, mais que Monsieur a décidé que ce qu’il voulait, c’était le bib’, et rien d’autre, il jette brutalement la pauvre sucette d’un coup de langue bien placé. Cet uppercut lingual propulse à chaque fois l’objet du délit en un magnifique vol plané au pied du lit/transat/mes propres pieds. Aucun doute, cet enfant sait ce qu’il veut.

Les mouvements gracieux et permanents de ses petites mains potelées. C’est impressionnant, quand Fils est éveillé, il passe tout son temps à agiter gracieusement ses mains, chaque petit doigt bougeant indépendamment de ses confrères, en silence, l’air épanoui et serein, et parfois pendant des heures. Peut-être s’entraîne-t-il pour être chef d’orchestre, ballerine (euh…) ou danseur de flamenco.

La tête chercheuse. Quand Fils a faim, il a sa manière bien à lui de le faire savoir à sa dévouée servante (moi). Il secoue plus ou moins vite sa tête de gauche à droite (comme s’il disait non), la bouche ouverte en O, et poussant un petit cri très caractéristique, des tous petits et très rapprochés « ah, ah, ah« , c’est très drôle. Bon bien sûr, ce petit interlude amical est rapidement suivi d’une explosion de grands cris de colère bébétoutrouge si l’intendance ne fait pas preuve d’assez de célérité dans la préparation de la pitance dés les premiers « ah, ah, ah« .

Le cul de poule. Lèvres très serrées et en avant, comme les petites poufs sur les selfies. A l’inverse de la tête chercheuse, il indique à la servante qui présente le biberon que là, non, c’est bon, merci mais j’en veux plus, tu peux toujours courir pour que je finisse ma ration, je préfère me rendormir et râler dans 1H30 parce que j’aurai faim, parce que j’aurai pas eu ma ration complète, non mais oh.

Le pédalage dans la choucroute, depuis que Fils est dans mon ventre (mes côtes s’en souviennent encore). Ce phénomène très énergique se manifeste à chaque changement de couche, tentative d’enfilage de pantalon/chaussette/chaussure/pyjama, si bien qu’il m’a fallu apprendre à faire preuve de ruse (il est chatouilleux !) et d’une grande dextérité pour le changer et, le pire de tout, lui donner le bain (car l’affreux gigoteur me glisse alors des mains comme une savonnette mouillée). Le futur chef d’orchestre passera donc certainement son temps libre sur un vélo ou dans une piscine à faire le crapaud.

La danse têtale d’appel du rototo. Quand Fils sent le très attendu filet d’air sonnant la fin du bib’ remonter dans sa gorge, il a tout un rituel directement inspiré des danses ancestrales d’appel de la pluie : il hisse très fort sa tête en l’air (pour rappel, il a un mois, et fait ça depuis sa naissance, ce qui relève de l’exploit je crois), la tourne à gauche, à droite, la secoue d’avant en arrière tel une poule sur un mur qui picore du pain dur, tout ça avec les yeux écarquillés et la bouche en cul de poule (encore une poule !) légèrement ouverte en O. Spectacle hilarant assuré (ça devient moins drôle quand la super régurgitation suit le rototo).

Le cri de victoire quand, enfin, la bataille est gagnée : le cacaquipue/petit pet/tir groupé de pétarade est enfin expulsé. Un petit « Hin ! » bien appuyé ne laissant aucun doute quant à sa signification (« et toc ! »).

La panoplie complète du bébé musical : bruit de freinage (très bien imité) indiquant que Bébé est entrain de faire cacaquipue. Miaulements (« laiiiiiit », « maiiiiiiis ») précédés de la moue qui émeut avec le tremblement de lèvre inférieure qui émeut x2, et suivis de près des hurlements de colère (la patience n’est pas la qualité première de Fils). Kit complet de la tétée : déglutition passionnée (« ehou ! ehou !« ), respiration impliquée dans sa tache (« ih rrrrr ! ih rrrrr!« ), fausses routes parce que Bébé est trop pressé (« Hiiiiiig ! Hiiiiiig ! Touss touss touss !« ), cris d’impatiences suraigus sur lit de tortillements énervés (« hiiiiiiiin !!!« ) quand la servante tente de faire une pause après ladite fausse route.

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